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Archive for the ‘Télévision’ Category

Les médias officiels nord-coréens ont annoncé, lundi 19 décembre, la mort de leur dirigeant Kim Jong-il. Son fils, le camarade Kim Jong-un vient d’être proclamé successeur.

Dévasté par une attaque lors d’un voyage en train blindé à travers le pays, Kim Jong-il sort définitivement de la scène dans un hors-piste inattendu. Même si, depuis plusieurs années, la santé fragilisée du leader nord-coréen semblait compter les jours du « Cher Leader », l’annonce de sa mort suscite quelques interrogations.

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Le dernier épisode des Simpson, « The Devil Wears Nada », diffusé dimanche dernier sur la FOX, met en scène le couple présidentiel

À voir le succès de la vidéo ci-dessus (plus de 250 000 visionnages en moins de 24h), on comprend que cette mise en scène du Président et de son épouse ne laisse personne indifférent, d’autant que c’est la première fois que des célébrités françaises apparaissent dans la série, alors que bon nombre de célébrités américaines sont déjà apparues. À lire les commentaires outrés (sur les différents sites où est diffusée la vidéo), on comprend aussi que les créateurs de la série ne dévient pas d’un iota de leur ligne de conduite : la provocation.

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France 5, la chaîne de la connaissance, supprime son émission de décryptage de l’image

Le 18 juin dernier, lendemain du deuxième tour des élections législatives, la direction de France Télévisions annonçait qu’« Arrêt sur images », l’émission de décryptage du média télévisuel de France 5, ne serait pas reconduite à la rentrée. A chaque fin de saison, le PAF connaît son lot d’émissions supprimées, ce n’est pas nouveau. Baisse d’audience ou concept usé, les programmes se renouvellent et en tant que téléspectateur, on ne peut que s’en réjouir. « Arrêt sur images » était la plus ancienne émission de France 5, née avec la chaîne en 1994, et subissait une légère diminution de ses parts d’audience ces deux dernières années. Ce fut ces arguments qui décidèrent les dirigeants de France Télévisions, disent-ils, a arrêté ce programme vieux de treize ans.

David Abiker et Daniel Schneidermann sur le plateau d’« Arrêt sur images »
David Abiker et Daniel Schneidermann sur le plateau d’« Arrêt sur images »

Seulement voilà, « Arrêt sur images » n’est pas une émission comme les autres. Elle est la seule émission du PAF qui tente d’apporter un regard critique sur la télévision, le 5ème pouvoir, cette arme de diffusion massive que les grands groupes industriels s’arrachent et que l’Etat n’a jamais laissé échappé de son escarcelle. « Se servir de la télévision pour analyser la télévision », voici comment Daniel Schneidermann, présentateur d’« Arrêt sur images » et spécialiste du média télévisuel, aime décrire son émission. Formule séduisante mais qui met en lumière la perversité du procédé : « Peut-on critiquer le système de l’intérieur ? » La suppression de l’émission semble apporter une énième réponse négative à cet éternel débat. Car les journalistes, s’ils aiment critiquer, n’aiment pas l’être et il était de notoriété public qu’« Arrêt sur images » n’avait pas que des admirateurs dans les rédactions des JT des grandes chaînes, comme en son temps « L’Hebdo du médiateur » sur France 2, qui entendait faire dialoguer journalistes et téléspectateurs.

Sur son BigBangBlog (lire le billet), Daniel Schneidermann s’est montré à demi surpris par cette suppression. Entretenant des rapports tumultueux avec les dirigeants de France Télévisions, la brouille commença, selon lui, lors des manifestations anti-CPE de février 2006. « Arrêt sur images » avait alors posé la question de l’indépendance de la présentatrice du 20h de France 2, Béatrice Schoenberg, face à des événements qui mettaient en cause son mari, l’alors Ministre de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo. Coup de téléphone d’Arlette Chabot à Daniel Schneidermann avant que l’émission ne soit diffusée, le présentateur d’« Arrêt sur images » s’en étonna sur son blog et mis en cause Patrick de Carolis qui fut probablement celui qui transmit la cassette de l’émission à la directrice de l’information de France 2.

Le sociologue Pierre Bourdieu à « Arrêt sur images » en 1996
Le sociologue Pierre Bourdieu à « Arrêt sur images » en 1996.
A la suite de son passage et de la polémique qu’il suscita, il publia un livre, Sur la télévision.

Il y eut aussi divers révélations de reportages bidonnés passés dans les JT de France 2 et France 3. Autant de petits cailloux dans les bottes des journalistes et des dirigeants des chaînes, le service public n’échappant pas à ces caprices de puissants qui n’aiment pas qu’on leur tire dans les pattes. L’émission était en sursis pour la rentrée 2006, elle fut reconduite mais le sursis n’était que provisoire. Au courant du mois de juin de cette année, LePoint.fr publia un article (lire l’article) dans lequel était rapporté que l’émission était mencacée. De son côté, Daniel Schneidermann ne fut mis au courant de rien malgré ses demandes expresses et n’eut connaissance que de la décision finale, le 18 juin dernier alors que le dialogue avec les dirigeants de France 5 et de France Télévisions avait été rompu depuis quelques semaines déjà. S’il est difficile de connaître le fin mot de l’histoire, ces manières peu cavalières montrent que le problème se trouve ailleurs que dans une simple baisse d’audience. Par ailleurs, Philippe Vilamitjana, directeur de l’antenne et des programmes de France 5, veut remplacer l’émission par une autre émission de décryptage de l’image. Le concept serait-il si usé que l’on veut d’ores et déjà le réutiliser ?

Mais plus que cette suppression et la manière dont elle s’est opérée, c’est le climat qui entoure le monde des médias qui donne du relief à cette affaire. Car cette suppression coïncide avec l’accession à la tête de l’Etat d’un homme, Nicolas Sarkozy, qui a largement usé de leur pouvoir et qui n’hésite pas à jouer de son influence sur eux. Nomination du directeur adjoint de sa campagne, Laurent Solly, au poste n°2 de TF1, des témoins de mariage à la tête des plus grands groupes de médias, Martin Bouygues et Arnaud Lagardère, éviction du directeur de Paris-Match après quelques photos dérangeantes en une de Cécilia Sarkozy, copinage avec les journalistes, etc., autant de signes défavorables à notre conception de médias libres et indépendants et autant de dérives qu’« Arrêt sur images » dénonçait à longueur d’émissions.

La télévision perd donc l’un de ses derniers garde-fous, une caution qui laissait à penser que la lucarne acceptait la critique. Et cette caution disparaît au moment même où la télévision en a le plus besoin. Ce média sujet aux critiques les plus acerbes, surtout depuis l’émergence des médias en ligne : manipulation, proximité avec les pouvoirs économique et politique, absence de réelle pluralité, censure ou autocensure, là où internet offre un espace de liberté de parole et de diversité totales (avec cependant tous les défauts que cela comporte). Nous voilà entrés dans l’ère du soupçon. Rédactions sous influence et élimination sans ménagement des derniers contre-pouvoir, les faiseurs de télévision savonnent eux-mêmes la planche sur laquelle ils se trouvent, comme une promesse de lendemains heureux pour internet.

R.C.

* Pour les fans d’« Arrêt sur images », une pétition circule sur la toile demandant le maintien de l’émission. Vous pouvez la trouver sur le site suivant : arret-sur-images.heraut.eu.

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Les médias souffrent d’une critique constante et parfois exagérée

Dire que les médias (télévision, presse, radio) diffusent largemement la pensée dominante du libéralisme est une évidence. Dire que cette pensée dominante est une manipulation organisée par quelques grandes puissances d’argent, des entreprises du CAC 40, propriétaires de grands médias (Bouygues, Lagardère…), tentant d’étouffer toute remise en cause de la société de consommation et du capitalisme serait attesté une certaine théorie du complot. Cette théorie serait que les médias, et la société du spectacle plus généralement, conforte le public dans le système capitaliste et lui annihile tout esprit critique. Les journalistes sont de mèche avec les élites politiques et financière et dirige le peuple vers ce qu’il est bon de penser. Le public serait donc une horde de moutons abrutis et maléables.

Pourquoi ne pas prendre le problème dans l’autre sens ? Les médias diffusent largement une pensée dominante car il existe une pensée dominante, acceptée et partagée par la majeure partie de la population. On pourrait d’ailleurs parler de consensus plutôt que de pensée dominante. Nous en sommes arrivés à un point de notre histoire où un consensus général s’est réalisé sur la nature de notre société : une société acceptant laa liberté d’entreprendre mais souhaitant corriger ses effets néfastes par une politique sociale. Ce n’est pas le fait des médias (en parler de manière globale est d’ailleurs une erreur) qui ont réussi à faire accepter aux moutons cette société que l’élite politique et économique appelle de ses vœux. C’est le fait de l’histoire : l’expérience communiste a tourné court et a montré ses limites, le libéralisme total est en train de montrer les siennes, la majorité des citoyens adhère à un modèle démocratique et rejète tout dogmatisme. Mais qui dit concensus ne dit pas fin de l’histoire et système figé pour l’éternité. Qui dit pensée dominante ne dit pas pensée unique. Le concensus se fait sur un grand nombre de valeurs mais la démocratie reste ouverte au changement politique. Et surtout, qui dit pensée dominante ne dit pas que celle-ci ne devrait pas être remise en cause. Avouer cela n’est pas avoué que l’on partage cette pensée dominante et qu’on veut l’imposer. Nous ne sommes pas en train de militer pour celle-ci, nous ne faisons que constater ce qui existe dans la société et nous dressons contre ceux qui parlent de manipulation. Il existe un concensus et les médias ne font que le relayer.

Comme le disait Raymond Aron à propos de ses lecteurs au Figaro : « les lecteurs attendent la justification de leurs opinions ». Il en va de même des lecteurs du Figaro que du reste des consommateurs de médias. Il existe des journaux comme l’Humanité, Politis ou même Libération, ou des stations de radio comme Radio Libertaire, qui prônent un autre discours. Pourquoi ces médias n’ont-ils pas plus d’audience si, selon la théorie du complot, la population est prisonnière de la propagande officielle et souhaite entendre un autre discours ? La liberté de la presse existe dans ce pays, la liberté d’expression, ainsi que la pluralité. Il serait plus juste de dire que leur public est restraint, tout comme est restraint le public qui adhère à leurs idées. Les journaux et les émissions d’information à la télévision et à la radio ne procèdent pas à une remise en cause perpétuelle du libéralisme car la majorité du public ne s’attend pas à cela. Comme si aller à l’encontre de ce que pense la majorité devait être un gage de bonne foi et de déontologie journalistique. Non pas qu’il n’est pas bon de remettre en cause ce modèle de société, nous ne vivons pas dans une société qui a trouvé toutes les réponses et nous avons besoin de voix différentes, mais pourquoi attester une théorie du complot ?

Cette théorie sort le plus souvent de la bouche de ceux qui adhèrent aux idées d’extrème gauche comme d’extrême droite, c’est-à-dire des courants d’idées et des partis minoritaires du pays. Ceux qui ne se retrouvent jamais au pouvoir. Serait-ce de la frustration de ce que la majorité se détourne et se désintéresse de leur système de pensée qui ferait que cette théorie du complot médiatique est la seule raison à la non victoire de leurs idées ?

R.C.

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L’hystérie médiatique s’empare de la campagne, au risque de la déservir

Depuis presque 6 mois, la campagne électorale pour l’élection présidentielle est lancée. Et il reste plus de trois mois de campagne. Une campagne d’une dizaine de mois en tout depuis que le premier candidat principal à l’élection, qui est une candidate, Ségolène Royal, a été officiellement désigné par son parti en novembre dernier. Sans compter les mois de campagne interne au parti socialiste et l’affirmation depuis cinq ans des ambitions de Nicolas Sarkozy.

Depuis le début de l’année, on critique Ségolène Royal de ne pas avoir de programme, on se plaint de ce qu’on ne puisse pas débattre de ses idées et de son projet. On presse les grands candidats de chiffrer leur programme. A peine désignés, on leur demande leur avis sur tout. « Combien cela va-t-il coûter ? Quel est votre position concernant les sans-papiers, la situation au Darfour ou le déficit de l’Etat ? » Voilà ce que l’on peut voir à la télévision, entendre à la radio ou lire dans les journaux tous les jours depuis les six derniers mois. Aucune pause, les médias dictent le calendrier et imposent les thèmes. Peu importe que la candidate socialiste ait décidé d’organiser des débats participatifs qui aboutiraient à la construction de son programme et à sa présentation le 11 février. On préfère la taxer de sans-programme plutôt que d’attendre jusqu’à cette date. Les médias dictent le calendrier et ne veulent pas attendre.

Mais il ne faut pas tomber dans le piège d’une dénonciation globalisante des médias. Les médias ne sont pas un être homogène qui agit d’une seule voix, au contraire, chaque journal, chaîne de télévision ou station de radio a ses tendances et son indépendance, comme Jean-François Kahn dans son dernier livre, Les Bullocrates, semble le réfuter. Chacun a ses caractéristiques mais tous courent derrière une seule et même chose : l’audience. Car la campagne électorale fait vendre. Autant celle de 2002 avait laissé les électeurs, donc les médias, plus que perplexes (mêmes candidats qui n’avaient pas résolus les difficultés du pays les 5 années précédentes), autant celle de 2007 déchaîne les passions (nouvelle génération de candidats, nouveaux espoirs). Ce déchaînement des passions est compréhensible et très sain pour la démocratie mais il devient emballement quand les médias dictent eux-mêmes ce que les hommes et femmes politiques doivent dire et quand ils doivent le dire.

Ce problème est par ailleurs difficible à résoudre étant donné la multiplicationdes diffuseurs. Pris dans l’engrenange de la concurrence aucun journal, aucune chaîne de télévision ou station de radio ne va lâcher du lest sous prétexte qu’il n’y a rien à dire. Les chroniques dans la presse écrite ou les émissions à la radio et la télévision ont leur quotidienneté et ils faut bien trouver les sujets qui rempliront les cases. Ainsi on se retrouve une pleine semaine pris dans l’affaire des RG ou dans le débat sur le patrimoine des candidats. Questions à poser mais ne méritant pas les gros titres des semaines durant. Campagne de « caniveau » car personne n’a le courage de dire à son antenne ou dans ses colomnes qu’aujourd’hui il n’y a rien à dire sur le campagne présidentielle. Candidats piégés dans cet emballement, au risque de faire mauvaise figure et de baisser dans les sondages s’ils veulent en sortir (les médias représentent l’opinion et celui qui s’en prend aux médias s’en prend à l’opinion, équation cruelle). Doit-on ne plus espérer que tout ceci finisse au plus vite ?

R.C.

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